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<KHODJALOU > et … INFORMATIONS MENSONGERES.

Quand la propagande Azérie évoque le génocide de Khodjalou par les arméniens nous constatons comment la propagande azérie est active. Plus de 15 ans après,elle propage sous forme d’intox des contres vérités, alors que ce sont les troupes azéries qui ont cruellement tiré sur les civils, femmes et enfants, que les troupes arméniennes avaient permis de s’échapper par le couloir humanitaire pour sauvegarder des vies.

 Reprenons les faits. Deux événements tragiques incomparables se sont succédés en un an d’intervalle. Fin Janvier 1991 > Soumgaït.

                            Fin février 1992 >  Khodjalou.

 SOUMGAÏT est le premier génocide de l’époque soviétique.

C’est est une page noire IMPRESCRIPTIBLE de plus, pour les arméniens.

Peut-on parler de génocide pour Soumgaït ?  Bien sûr.

C’était un crime contre l’humanité. Il a été organisé et exécuté par les azéris, avec la complicité des autorités soviétiques. Tous les témoignages le confirment. Car, par définition, un génocide est un acte criminel envers un peuple vivant en minorité dans le même pays, dans le but de les exterminer.

Et la population arménienne massacrée de Soumgaït faisait bien partie à l’époque, de  l’Azerbaïdjan. Non seulement ce crime reste impuni, et de plus les auteurs sont considérés comme des héros.

 Par contre les turcs azéris parlent  à tort de génocide de KHODJALOU.

 Cette ville était très importante stratégiquement, car c’est de là que l’armée azérie pilonnait les villes arméniennes  autour de Stépanakert, avec l’artillerie lourde et des roquettes, tuant des civils et détruisant les habitations et laissant les habitants dans la crainte et l’angoisse.

Il y avait là, 735 canons.

Il fallait donc contrôler ces positions pour arrêter le carnage.

Début janvier 1992, avant l’attaque, les autorités du Karabagh informent par tous les moyens (radio TV, hauts parleurs) la population azérie de l’opération et, leur donne l’opportunité d’évacuer la ville, en toute sécurité, par le corridor humanitaire. Durant deux semaines la population civile quitte la ville avant le déclenchement de l'action sans être inquiétée.

Ceci a été confirmé par les interviews du Président, de l’époque Ayaz Niyazi Moutaboulov et du maire de Khodjalou  Elman Mamedov.

Seules quelques familles d’origine Meskhètes étaient restées sur place.

Elles servaient de bouclier humain. Et ceux, qui se dirigeaient vers la ville importante d’Aghdam sont tués par les tirs azéris pour les empêcher de sortir

Cinq heures après le déclenchement de l’attaque les arméniens sont maître des lieux.

Cela n’a rien à voir avec un génocide. Si les azéris considèrent que c’est un génocide, il faut donc admettre l’existence d’un état de droit du Karabagh, car alors ils auraient tué, selon la définition,  des personnes vivant dans un même pays : le Karabagh !!!

 Il ne faut pas oublier que même récemment, les événements de KHODJALOU, étaient qualifiés de tragédie (en azerbaïdjanais « Khodjalou Fadjias »).

Juste quelques semaines après les événements de Khodjalou, la journaliste tchèque Yana Mazalova qui interviewait le président de cette époque, Ayaz Moutabilov, a dit : » Les massacres n’était qu’une mise en scène, pour légitimer un changement de pouvoir ».

 Le 13 novembre 1992, le journaliste russe, Sokhbede Mamedov écrivait dans le journal  Izvestia, « La tragédie de Khodjalou aurait pu être évitée ».

 Le journaliste et reporter de la télévision azérie: Tchingz Moustaffaev, qui a effectué un tournage, le 2 mars 1992, a déclaré qu’il est faux de croire à la culpabilité des arméniens en parlant de massacre de Khodjalou. Cela, lui a coûté la vie, il a été tué non loin d’Aghdam, dans les circonstances non élucidées.

 D’ailleurs, 13 ans après, Heydar Aliev, président de l’Azerbaïdjan, pressentant les avantages médiatiques qu’il pouvait en tirer a  déclaré à l’Agence « Bilik Duniasy »

 « Le sang versé nous sera favorable, il ne faut pas nous en mêler ».

Nous voyons bien l’exploitation politique des faits.

 ALORS ? Est-ce par magie, qu’un tragique événement,  devienne au bout de quelques années  … un génocide ?

                                                   Recueilli par Garbis Nigoghossian

 N.B. / Khodjalou a bien été la conséquence des problèmes politiques internes.

Heydar Aliev, qui était alors président du Parlement du Nakhitchevan avait des projets ambitieux. Il  convoitait le pouvoir et, en accusant Moutabilov de faiblesse, il  le forçait à démissionner

Comment naissent « les milliers de victimes de Khodjalou » ?

Désinformation des médias.

Parmi les médias internationaux arrivés dans les zones de combat après les événements de Khodjalou, se trouvait Florence David, l'envoyée spéciale de France 5. Elle a été reçue par Hagop Avédikian, le rédacteur en chef du journal « AZK ». Elle a pu relater les événements du jour à son patron à partir des bureaux du journal, qui avaient une liaison satellitaire. Puis reprenant les termes de Florence David « Comment naissent les milliers de victimes de Khodjalou » ? le journal « AZK » a relaté les faits. « Le dimanche 1er mars 1992 il y a eu un échange des cadavres entre arméniens et azéris à l'initiative du Croissant Rouge iranien. Des centaines de cadavres jonchaient le sol. Soudain un hélicoptère azerbaidjanais a survolé cette scène tragique avec à son bord des journalistes azéris et étrangers qui ont pris des photos durant le processus d'échange ».
Dés le lendemain la presse et la télévision turque a présentés un reportage qui utilisait les photos « du massacre de milliers d'azéris par les arméniens au cours de l'envahissement de Khodjalou ». C'était une vraie mascarade. D'ailleurs, Florence David passant en direct, a transformé les faits qui ne correspondaient pas à la réalité. Mais le rédacteur qui comprenait parfaitement le français a publié, non pas le contenu du direct mais, les termes de sa conversation avec elle. Quelques jours plus tard les membres du parti Ramgavar, dont Lévon Kebabdjian, ont téléphoné au journal « AZK » les informant que le journal avait porté plainte pour la soi-disant « déformation des propos de Florence David.
D'après Avédikian, cela provient de la déclaration de l'ancien président d'Azerbaïdjan : Ayaz Moutabilov, qui confirmait que les arméniens avaient bien ouvert un couloir humanitaire le long du fleuve Karkar, pour l'évacuation de la population civile de Khodjalou.
D'après l'analyste politique de Stépanakert, David Babayan, le massacre de la population azérie a été orchestré par le pouvoir azéri pour incriminer les arméniens et pour éviter de répondre aux accusations sur les massacres de Soumgaït et de Bakou. D'ailleurs les tirs azéris provenaient de Aghdam occupé par les azéris.

Un autre élément dont il faut tenir compte a été dévoilé par un ex-ministre azerbaïdjanais, Rahim Raziev qui lors d'une interview qu'on avait préparé un piège pour démettre Moutabilov du gouvernement.
Le ministre a passé 10 ans en prison pour trahison d'état après ces révélations.

Commentant ces événements le Président du Karabakh, Arcady Ghoukassian, a dit : « Je regrette qu'un pays dans lequel ont eut lieu les événements de Soumgaït parle de Khodjalou, surtout que les faits de Soumgaït sont connus de tout le monde ».

Recueilli par Garbis Nigoghossian

D'après les statiques de 1926, Khodjalou était un village arménien de 888 habitants. En 1960, deux familles azerbaïdjanaises s'y installent. En 1977 on ne parle plus de village arménien. En 1989, c'était un village azéri avec 1661 habitants.
 



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